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Paule B.
Co-fondateur CDAAD
Paule B.


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MessageSujet: Futur article à commenter à sa parution   Futur article à commenter à sa parution EmptyMar Mai 16 2017, 09:07

Chantal du Ciane a été interviewée. La journaliste lui a envoyé son papier en relecture.
Je vous le copie (mais donc ce n'est pas à diffuser pour le moment Smile )

Citation :
Un autre accouchement est possible



La naissance est-elle trop médicalisée ? Le débat n’est pas récent. Mettre un bébé au monde est avant tout un événement “familial”, que les futures mamans entendent se réapproprier. Mais pas à n’importe quel prix.



L’une s’est vu imposer une péridurale qu’elle a désespérément tenté de refuser - “vous ne vous rendez pas compte à quel point c’est difficile et douloureux !”. Une autre un déclenchement avec césarienne programmée parce que son bébé était en siège. Une troisième a choisi d’accoucher avec un sage-femme, dans un bain aux huiles essentielles, après avoir mal supporté les forceps, la péridurale et un baby-blues carabiné pour son premier bébé. “Il est vrai que l’on a parfois perdu le bon sens en salle d’accouchement,” reconnaît Didier Riethmuller, gynécologue-obstétricien au CHU de Besançon. “On a surmédicalisé par exemple la phase de latence - avant 5 cm de dilatation du col de l’utérus - avance-t-il. Il faut alléger la surveillance à ce moment-là, d’autant que cela bloque des salles et du personnel, c’est absurde à tout point de vue.” De même, on sait maintenant qu’on peut laisser boire les parturientes pendant le travail. Ce n’est pas tout : “il faut mettre en question toute une série de gestes et de procédures issus de croyances et d’habitudes.” La première d’entre elles ? L’épisiotomie, qui consiste en une incision du périnée pour laisser passer le bébé. “On l’a pratiquée depuis le XVIIIe siècle parce que l’on pensait qu’elle évitait une rupture du sphincter, mais on a désormais des preuves scientifiques que c’est faux.” A Besançon, Didier Riethmuller a été le premier à faire - quasiment - disparaître cet acte, réalisé dans seulement 1% des cas dans son établissement. Sous son impulsion, notamment, le CNGOF (Collège national des gynécologues-obstétriciens français) a fixé ses recommandations à 30% d’épisiotomie en 2005, au lieu des 47% réalisés à l’époque, et contre plus de 70% à la fin des années 90. A l’origine de cette révolution également, un collectif d’usagers, le Ciane (Collectif interassociatif autour de la naissance), qui regroupe des associations concernées par les questions relatives à la grossesse et à la naissance. “Les femmes ont compris que leur corps leur appartenait” résume Chantal Ducroux-Schouwey, sa présidente, pour expliquer le désamour d’une partie des futures mamans pour le milieu hospitalier. A mesure que le médecin a supplanté la matrone et souvent la sage-femme dans la mise au monde des enfants, celle-ci s’est entourée d’un environnement de plus en plus technique, paradoxalement sécurisant et parfois anxiogène pour des parturientes qui se sentent “dépossédées” de cet événement essentiel de leur vie. Ce sont les extractions instrumentales (forceps, ventouses) - d’ailleurs associées à un plus fort taux d’épisiotomie - ou par exemple une manipulation d’un autre âge, l’expression abdominale, qui consiste à appuyer sur le ventre de la future maman au moment de l’expulsion. Un geste très mal vécu par les femmes et totalement contre-indiqué par la Haute Autorité à la Santé, qui concernerait encore 33% des accouchements chez les primipares, selon le Ciane.

Pour désigner des épisiotomies imposées, des touchers vaginaux non consentis et toutes sortes de gestes faisant souffrir les femmes, le terme de “violences obstétricales” a fini par émerger en France il y a quelques années, comme le raconte la juriste féministe Marie-Hélène Lahaye sur son blog Marie accouche-toi là, qui les définit de la manière suivante : « tout comportement, acte, omission ou abstention commis par le personnel de santé, qui n’est pas justifié médicalement et/ou qui est effectué sans le consentement libre et éclairé de la femme enceinte ou de la parturiente. » Au coeur de ces accusations donc, la question du consentement : 85% des épisiotomies, encore elles, sont réalisées sans l’accord de la patiente. Et seules 58% des femmes dont l’accouchement a été déclenché disent avoir reçu une information préalable et s’être vu demander leur consentement, selon les informations récoltées par le Ciane. Blanche a eu plus de chance : un petit mois avant son terme, on lui annoncé une date de césarienne programmée en cas de dépassement du terme pour la naissance de son premier enfant, “parce qu’il était en siège et du fait de son âge, 41 ans”. Contrariée, elle n’a eu que quelques kilomètres à faire pour entendre un tout autre discours. A Nanterre, le chef de service, Benoît de Sarcus, lui a décrit un protocole différent, affirmé que l’âge n’était pas un facteur de déclenchement ni la position en siège un critère de césarienne. Deux jours après le terme prévu, Blanche a pu accoucher par voie basse dans une salle “nature” de la maternité, et avoir le sentiment d’être libre de ses décisions. “Les césariennes programmées, c’est le dernier rapt intolérable de l’obstétrique” dénonce Didier Riethmuller. Qui reconnaît que l’on a “déshumanisé la césarienne : les pères doivent pouvoir être présents, il faut laisser les femmes pousser et attraper leur enfant“. “Retirer un bébé à sa mère dans les premières minutes qui suivent sa naissance n’est pas un geste anodin” renchérit Chantal Ducroux-Schouwey.

Redonner le vécu de l’accouchement aux familles, c’est essentiel, convient Didier Riethmuller, mais il faut un équilibre entre un environnement technique satisfaisant, une sécurité optimale, et des conditions humaines pour les mamans.” Ainsi les obstétriciens s’alarment-ils du nombre croissant de femmes désireuses d’accoucher chez elles. “L’accouchement à domicile ne protège pas contre le mauvais sort. La médecine, oui, le plus souvent” souligne le Pr Israël Nisand. Il n’en a pas moins été le premier, dès 2004, à installer des salles “natures” dans sa maternité du CHU de Strasbourg, conçues comme “un prolongement du foyer”. Un excellent compromis, avec les maisons de naissance qui éclosent ça et là, “à condition qu’il n’y ait qu’à pousser la porte pour trouver l’aide médicale” et assurer la sécurité de la future maman et de son bébé. “Aucune femme, même celle dont la grossesse s’est parfaitement déroulée, ne peut être sûre que son accouchement sera normal”, plaide Israël Nisand. Qui rappelle qu’il existe quatre types d’anomalies inopinées en obstétrique - parmi lesquelles l’hémorragie de la délivrance - rares mais aux conséquences parfois fatales. “Notre - presque - obligation de résultats nous impose de pouvoir mettre un bébé en bonne santé dans les bras d’une maman qui n’a pas souffert. Notre responsabilité est immense,” tranche Israël Nisand. Dans les salles “natures” de son établissement, qui ont fait beaucoup d’émules, les femmes accouchent sans péridurale - mais avec d’autres types d’analgésie, par exemple par acupuncture - dans des positions qu’elles jugent plus “physiologiques”. Même si certains “manuels” réputés écrivent encore que “pour certains hommes, certains positions peuvent mettre l’avenir du couple en péril”... A quatre pattes, accroupie, debout, peu importe dans quelle position une mère met son enfant au monde du moment que c’est elle qui choisit. “Et que l’environnement est là s’il y a un problème !” ajoutent en choeur Israël Nisand et Didier Riethmuller. Un bon tiers de celles qui débutent leur accouchement en salle nature le termine d’ailleurs dans une salle de travail classique parce que la situation l’impose.

Ce qui est en jeu, dans le bon déroulement de l’accouchement, ce sont aussi les semaines et les mois qui suivent : baby blues, stress, dépression, les jeunes mamans ne sortent pas indemnes d’un tel événement. Et les violences qu’elles peuvent avoir subies y prennent une large part. Mais les réflexions sont en cours, sous la houlette de professionnels à l’écoute de leurs patientes, et de celles-ci réunies en collectifs. La France peut devenir un pays exemplaire en matière d’obstétrique, insiste le Dr Riethmuller. Et l’amateur de métaphores de poursuivre : “le menu est écrit, on va pouvoir commencer le repas.”

Ca serait pas mal d'envoyer péter Nisand de faire paraître sur nos supports une réponse pour ce qui concerne le passage sur l'AAD (voir demander un droit de réponse à publier au journal).
J'ai demandé à Chantal s'il y avait une date de parution connue.

Quelqu'un en verve ?
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Paule B.
Co-fondateur CDAAD
Paule B.


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MessageSujet: Re: Futur article à commenter à sa parution   Futur article à commenter à sa parution EmptyMar Mai 16 2017, 12:27

Parution le 15/06 dans Ça m'intéresse santé

("un sujet sur l'accouchement : la médicalisation de la naissance, l'ouverture des "maisons de naissance", les questions d'épisiotomie et de "violences obstétricales"")
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emilieMarguin24

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MessageSujet: Re: Futur article à commenter à sa parution   Futur article à commenter à sa parution EmptyMar Mai 16 2017, 13:21

Solliciter un "droit de réponse " au magazine une fois l'article parru ? Et enlever la rayure...
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Paule B.
Co-fondateur CDAAD
Paule B.


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MessageSujet: Re: Futur article à commenter à sa parution   Futur article à commenter à sa parution EmptyMar Mai 16 2017, 13:32

Heureusement que j'ai pas écrit "envoyer péter les dents de Nisand" pour la rime dis donc, ouf on a eu chaud Laughing.

(si je vous dis que c'est très certainement le prochain président du CNGOF...)
Ah bah non, c'est pas très certainement... c'est... depuis avril. \o/

On va se marrer comme des fous...
(c'est le même qui a dit il y a quelques jours dans le Figaro que les femmes n'étaient pas vraiment là ni conscientes - et encore moins lucides - pendant l'accouchement vu que tout notre sang était drainé vers l'utérus...)
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emilieMarguin24

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MessageSujet: Re: Futur article à commenter à sa parution   Futur article à commenter à sa parution EmptyMar Mai 16 2017, 13:46

lui envoyer la belle étude de sociologie que Sandra G a fait passer sur FB. Voir si les 131 femmes faisant le récit de leur accouchement n'étaient pas conscientes... oh merde !
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MessageSujet: Re: Futur article à commenter à sa parution   Futur article à commenter à sa parution Empty

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